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Leader omni-canal du centre-ville avec une présence dans plus de 250 villes en France, Monoprix offre chaque jour des produits et services innovants et variés avec un seul objectif en tête : “rendre le beau et le bon accessible à tous”. 

En effet, Monoprix en 2020 c’est :

  • Près de 590 magasins en France,
  • 22 000 collaborateurs,
  • Environ 100 magasins à l’international,
  • 800 000 clients par jour,
  • 466 producteurs partenaires locaux.

Avec près d’un million de clients en physique et plus de 1,5 million de visiteurs sur leur site web chaque jour, il est clair que Monoprix fait face à de milliers de données à gérer ! Que celles-ci proviennent des cartes de fidélité, tickets clients ou de commandes de livraisons en ligne, la firme doit donc gérer un nombre colossal de data de formats variés. 

Au Big Data Paris 2020, Damien Pichot, Directeur des Opérations et des Flux Marchandises chez Monoprix, nous a partagé le parcours de la firme dans leur mise en place d’une culture data-driven grâce au Cloud.  

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Le Big Data au sein de Monoprix

En réponse du nombre de données qui arrivaient chaque jour dans les systèmes data de Monoprix, l’entreprise avait mis en place différentes technologies : un data warehouse on-premise pour les données structurées et un data lake dans le Cloud, qui servait à gérer les données semi-structurées de leurs sites web. De plus, beaucoup de données proviennent également de partenaires ou prestataires dans le cadre d’échanges et d’acquisitions d’informations.

Malgré que l’architecture ait bien fonctionné et tenu son rôle pendant de nombreuses années, elle commençait à montrer ses limites et ses faiblesses : 

“Pour vous donner une illustration, chaque lundi par nos métiers, nous analysons le chiffre d’affaire et tout ce qui s’est passé la semaine précédente. Au fur et à mesure du temps, nous nous sommes aperçus que chaque semaine le nombre d’utilisateurs qui se connectait sur nos systèmes d’informations augmentait et on arrivait à saturation. En réponse, certains de nos collaborateurs se levaient à 5h du matin pour lancer leur requête pour ensuite se recoucher, et récupérer celle-ci en fin de matinée voire début d’après-midi !” explique Damien Pichot. 

Une autre point négatif de la structure IT de la firme, concernait les utilisateurs métier et plus précisément ceux du marketing. Ils commençaient à développer des environnement analytiques en dehors du contrôle de la DSI, créant donc ce qu’on appelle le “shadow IT”.  Les équipes data de Monoprix  étaient bien évidemment insatisfaites car elles n’avaient aucune supervision sur les projets métiers. 

“La DSI représentée au sein de Monoprix  n’était donc pas au service des métiers et ne répondait pas à ses attentes.” 

Après avoir consulté son comité IT, ils ont  ensemble décidé de faire une rupture avec leur grande structure on-premise. La nouvelle solution devait donc répondre à quatre questions :

  1. Est-ce que la solution redonne la main aux métiers pour qu’ils soient autonomes
  2. Le service est-il performant / résilient ?
  3. La solution permettra-t-elle de baisser les coûts de fonctionnement ?
  4. Aura-t-on accès à une plateforme unique qui permettra de mutualiser toutes les données issues du data warehouse et du data lake afin de répondre aux enjeux business, décisionnels, machine learning et data science ? 

Après réflexion, Monoprix a  finalement pris la décision de tout migrer vers le Cloud ! “Même si nous avions opté pour une autre grosse solution on-prem, nous aurions été confrontés aux mêmes problèmes à un moment où un autre. On aurait peut être gagné deux ans mais ce n’est pas viable sur le long terme.” 

Le parcours de Monoprix dans le Cloud

Monoprix a donc démarré cette nouvelle aventure dans le Cloud avec Snowflake ! Seulement quelques mois après son implémentation, Monoprix s’est très vite rendu compte  des améliorations de performance comparées à leur ancienne architecture. Snowflake a également su répondre à leurs besoins en matière de partage des données, chose qu’ils avaient du mal à faire auparavant, en robustesse et en disponibilité de la donnée.

Les premières étapes

Lors de sa conférence, Damien Pichot a expliqué que cela n’était pas facile de convaincre les équipes de Monoprix qu’une migration dans le Cloud était sécurisé. Ils ont pu être rassurés avec la mise en place de Snowflake, qui implémente un niveau de sécurité aussi important que celui de l’industrie pharmaceutique et bancaire aux États Unis. 

Pour se donner tous les moyens possibles pour réussir ce projet, Monoprix a décidé de créer une équipe dédiée, constituée de nombreuses personnes  telles que des responsables projet, des intégrateurs, des responsables d’applications spécifiques, etc. C’est en Mars 2019 que le lancement du projet commence officiellement. Damien Pichot avait organisé un kickoff en invitant tous les métiers de l’entreprise : “Je ne voulais pas que ce soit un projet informatique mais un projet d’entreprise, je suis convaincue que ce projet devait être porté par les métiers et fait pour les métiers”. 

Damien nous confie que la veille du lancement du projet, il avait du mal à dormir ! En effet, Monoprix est la première entreprise française à se lancer dans la migration totale d’un data warehouse on-premise vers le Cloud ! 

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Les complications du projet 

La migration s’est faite de façon itérative, du fait d’un fort legacy technique, pour tout réintégrer dans une technologie aussi moderne que Snowflake. En effet, Monoprix avait eu des gros soucis avec les connecteurs : “Nous pensions à l’époque que le plus dur du projet serait d’automatiser les traitements. Or, le plus compliqué a été de re-platformer nos ETL sur un nouvel environnement. On est donc passé d’un projet de 12 mois à 15 mois.”

La nouvelle architecture 

Monoprix traite donc deux formats de données : les données structurées et les semi-structurées. Les données structurées qui concernaient leur datawarehouse classique, donc les données provenant du Supply Chain, Marketing, transactions clients, etc. Et les semi-structurées qui provenaient d’évènements liés aux sites web. Tout ça maintenant est convergé via les ETL dans une plateforme unique qui tourne sur Azure avec Snowflake. “Grâce à cette nouvelle architecture dans le Cloud nous pouvons attaquer les données comme nous le souhaitons via différentes applications” dit Damien.

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Conclusion : Monoprix est mieux dans le Cloud

Cela fait depuis le mois de mai 2020 que Monoprix gère ses données dans le Cloud, et c’est “que du plus”. Côté métier, il y a moins de latence, les requêtes qui prenaient des heures durent maintenant des minutes, (et les employés dorment enfin le matin !). Les analyses du métier sont également beaucoup plus profondes avec la possibilité de faire des analyses sur cinq ans, ce qui n’était pas possible avec l’ancienne structure IT. Mais le point le plus important est la facilitation de partager des données plus facilement (data sharing en anglais) avec les partenaires et prestataires de la firme, en autres.

Damien nous explique fièrement.  “Avec l’ancienne structure, nos équipes marketing mettaient 15 jours à préparer les données et devaient envoyer des milliers de fichiers à nos prestataires, aujourd’hui ils se connectent en une minute et ils vont chercher les données seuls, sans que nous devons intervenir. Rien que ça, c’est un ROI direct. 

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